Cancer du Cerveau et Glioblastome

Le glioblastome (GBM) est la tumeur cérébrale primaire la plus fréquente et la plus agressive, avec une survie globale (OS) médiane de 15 mois et une survie sans progression (PFS) de 7 mois seulement. Les traitements actuels (chirurgie, puis radiothérapie et chimiothérapie) ralentissent la progression de la maladie et réduisent les symptômes, mais n’offrent pas de véritables solutions thérapeutiques.
Les technologies d’Hemerion visent à améliorer l’efficacité de la chirurgie, à prolonger considérablement la survie et à améliorer la qualité de vie des patients atteints de glioblastome.

Une maladie dévastatrice

Le Glioblastome (GBM) est une tumeur dont la croissance est extrêmement rapide et qui se développe à partir de cellules gliales (astrocytes et oligodendrocytes). Le GBM est souvent désigné par Astrocytome de grade IV.
Les GBM peuvent se développer « de novo » ou évoluer à partir d’astrocytomes ou d’oligodendrogliomes de moindre grade.
Cela se produit principalement dans les hémisphères cérébraux, notamment dans les lobes frontal et temporal.
Les GBMs doublent de taille tous les mois s’ils ne sont pas traités: ils sont les plus agressifs des tumeurs primaires du cerveau.

La plupart des patients atteints de glioblastome présentent généralement une histoire clinique courte, allant de 3 à 6 mois :

  • La nécrose et la destruction du tissu cérébral entraînent un déficit neuronal focal et des troubles cognitifs, selon les régions touchées par la tumeur.
  • L’augmentation de la pression intracrânienne due à l’augmentation de la taille de la tumeur et l’œdème entraînent des maux de tête d’intensité progressive.
  • Les crises d’épilepsie affectent 20 à 40 % des patients et peuvent être partielles, partielles complexes ou généralisées.
Médecin examinant des scanners
Radiologie du cerveau

Un défi mondial de santé publique

Avec une incidence mondiale de 2 à 5 pour 100 000 personnes, un pronostic très sombre et un taux de survie d’environ 15 mois après le diagnostic, le glioblastome est un enjeu majeur de santé publique.
Le GBM représente 50 % de tous les gliomes de tous les groupes d’âge, avec une incidence maximale entre 55 et 61 ans.1.
Plus de 25 000 patients par an, en Europe et aux États-Unis, sont nouvellement diagnostiqués comme souffrant d’un GBM.

1https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5563115/

Un besoin médical non satisfait

Depuis 2005, le standard de soins n’a pas changé et peu d’innovations ont été proposées aux patients souffrant de cette pathologie.
Le principal traitement du GBM est la chirurgie, suivie de la radiothérapie et la chimiothérapie.

  • L’objectif primaire de la chirurgie est de retirer le maximum de la tumeur sans endommager le tissu cérébral sain environnant. Cependant, les cellules tumorales du GBM migrent et s’infiltrent profondément dans les tissus environnants, ce qui rend impossible l’élimination complète de la tumeur. Cette limitation ouvre la voie à d’inéluctables récidives.
  • La radiothérapie est généralement effectuée après la chirurgie pour tuer les cellules tumorales restantes mais cela au détriment des tissus sains.
  • La chimiothérapie avec le Temozolomide est la norme actuelle de traitement des GBM. Le médicament est administré tous les jours pendant la radiothérapie, puis pendant 6 à 12 cycles de 5 jours après celle-ci. La chimiothérapie vise à contrôler la tumeur à long terme mais cela ne réussit que dans 20 % des cas.

La radiothérapie et la chimiothérapie effectuées après la chirurgie ne permettent qu’une prolongation modeste de la survie sans progression. Les thérapies les plus efficaces utilisées au cours des 30 dernières années n’ont amélioré la survie médiane que de 3 mois en moyenne. 2.
L’approche thérapeutique d’Hemerion vise à améliorer considérablement ces résultats et à s’intégrer rapidement dans le standard de soins.

2https://www.aans.org/en/Patients/Neurosurgical-Conditions-and-Treatments/Glioblastoma-Multiforme

Patient atteint d'un cancer